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Du sang et des armes
 
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 Maître et serviteur

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MessageSujet: Maître et serviteur   Ven 8 Fév - 17:22

Tu m’emmerdes, Cold. Réellement.

Suspendu à 6 mètres au-dessus du sol fertile des Plaines du centre, Gerhal l’Alweg tentait désespérément de se faire respecter de sa dague, dont il tenait la lame entre les dents. Le moyen qu’il avait choisi pour s’introduire dans le camps des Sekekers lui semblait de seconde en seconde moins approprié, et Cold Fever ne se gênait pas pour en rajouter.

Point 1. Tu n’aurais jamais dû accepter ce job idiot, mon petit Gerhal. Point 2. Aller te balancer comme un con entre deux arbres était une idée vraiment crétine. Point 3. J’ai vraiment horreur de ces connasses de Sekekers, et si tu crèves, je vais devoir m’en coltiner une. Conclusion : tu m’emmerdes également.

Quelqu’un peut-il me rappeler pourquoi je trimballe avec moi ce cure-dents nevropathe ? Gerhal en était à prendre à témoin un public fictif. Il aurait bien été demander leur avis aux Sekekers, mais celles-ci se seraient probablement montrées trop occupées à le trucider que pour répondre.

Parce que sans moi tu ne serais encore qu’un minable coupeur de bourses alweg comme tant d’autres. Cold Fever avait généralement le dernier mot.

Gerhal reprit sa progression le long de la corde. Il était maintenant exactement au dessus des deux sentinelles qui gardaient le camp endormi. Grâce à la vision nocturne conférée par son arme, il pouvait les voir distinctement. L’une d’elle, probablement d’origine piorad, tenait une lance qui semblait être vraisemblablement une Arme-Dieu. A la pensée qu’il évitait un affrontement avec un autre porteur, le moral de l’Alweg s’améliora sensiblement.

Bien qu’il s’en défendît (surtout devant Cold Fever), Gedhal n’était pas spécialement content d’avoir accepté cette mission. Aller récupérer une enfant volée par des Sekekers pour une somme ridicule n’était pas vraiment son idée d’un boulot en or, mais la famille de la gamine avait su faire appel à ses sentiments. Il avait alors craqué, malgré les exhortations télépathiques de son arme. Pour une fois, la cause était juste. Ce n’en était pas moins un job de merde.

Eh bien tu vois, Gedhal, t’es pas si con. Tu sais reconnaître un plan foireux d’un bon. C’est juste que ta foutue gentillesse te rend inapte à la survie…

Sous les sarcasmes de Cold Fever, l’Alweg avait finalement atteint l’arbre qui était sa destination. Tapis dans les branches encore bien garnies, il observa attentivement les environs. Une fois qu’il fut sûr que personne n’était en vue (et surtout pas la porteuse d’arme blonde), il se laissa glisser jusqu’au sol. Il avait repéré dans laquelle des tentes communautaires la fillette était prisonnière avant de faire son entrée. Restait à présent à effectuer la deuxième partie du plan : pénétrer dans la tente, liquider les Sekekers endormies et se tirer avec l’enfant jusqu’à son cheval. A partir de là, c’était à bride abattue jusqu’au village dérigion où les parents de la petite attendaient.

Courant, d’une ombre à l’autre, le porteur d’arme arriva bientôt à l’entrée de la tente. Prëtant l’oreille, il discerna une demi-douzaine de respirations régulières. Il entra précautionneusement et marqua une pause, Cold Fever à la main. Il s’agissait maintenant de faire le travail rapidement et en silence.

Il s’approcha de la première dormeuse, une brune au visage angélique. « Une Chrysalide », réalisa-t-il quand il vit les bosses que formaient ses seins sous la peau de polac. Il s’arrêta un instant pour la regarder (malgré les protestations de son arme, dans son esprit). Il fit lentement descendre la couverture et observa longuement la poitrine nue (Cold Fever poussait à présent des hurlements de rage). Lorsqu’il revint à son visage, il vit que la Sekeker avait les yeux ouverts et le regardait. Il esquissa un sourire conciliant. Le bras de la Chrysalide le frappa sans qu’il ait pu percevoir l’amorce du mouvement et Gerhal sentit le froid l’envahir alors que son sang éclaboussait le lit, le sol, et la jeune fille.





La tribu venait d’acquérir une nouvelle Arme-Dieu et Lenna fut chaudement congratulée par ses sœurs. La Chrysalide venait d’accomplir son plus haut fait d’armes. Une fête fut improvisée, une fois qu’on eut vérifié que l’intrus n’avait pas de complices.

Mernille, la porteuse de la lance-dieu, serra Lenna dans ses bras, en lui proposant pour la première fois de passer la nuit avec elle. La Chrysalide se sentait honorée ; elle s’écarta et se prépara à accepter. Ses yeux prirent soudain un éclat métallique peu naturel et sa bouche se tordit dans un rictus de haine. Elle planta Cold Fever dans le ventre de la blonde et fit jaillir ses entrailles. Avant que les autres Sekekers ne puissent réagir, le visage de l’une d’entre elles était liquéfié par l’acide et Lenna se jetait avec avidité sur sa victime suivante en hurlant des insultes.

Salopes ! Chiennes stupides ! Je vous massacrerai toutes !

Cold Fever ne retenait pas sa haine, et celle-ci animait sa porteuse, la rendant bien plus qu’humaine. Surprises, sans plus de porteuse d’arme à lui opposer, les 8 Sekekers survivantes n’étaient que du bétail pour l’Arme-Dieu. Il fallu moins d’une minute à la Chrysalide pour exterminer ses sœurs. Elle hurlait d’une voix qui n’était pas la sienne et émettait un éclat de rire sec et effrayant chaque fois que l’acier se plantait dans la chair. Même l’enfant ne fut pas épargnée par la fureur de l’Arme-Dieu et son sang se mêla à celui des Sekekers.

Une fois le carnage terminé, la Chrysalide marcha jusqu’à la limite du camp, où gisait le corps de l’Alweg. Elle se pencha pour le retourner avec douceur et regarda le visage ensanglanté du mort avec une expression étrange.


T’es vraiment trop con, Gerhal. Tu aurais pu m’écouter, pour une fois. Ca ne t’aurait pas coûté beaucoup. Maintenant, je suis toute seule.

La Chrysalide resta prostrée longuement devant le corps. Puis, semblant se rappeler soudainement d’un détail important, elle se poignarda plusieurs fois le ventre, puis s’ouvrit la gorge d’un seul geste.
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