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Du sang et des armes
 
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MessageSujet: Premier contact   Mar 5 Fév - 16:14

« -Aaaaahhhh !!

-Hhhhhaaaaaa ! »

Les cris respectifs du nouveau porteur ainsi que de l’Arme-dieu cessèrent sur l’instant quand le jeune Vorozion rejeta violemment l’épée runique le long du mur.
Encore couvert de sang, l’ex-messager nouvellement promu bras-droit de ce dieu n’y croyait pas ! Il approcha sa main, tremblante comme un peu plus d’une heure auparavant, lorsqu’il avait saisi la garde ouvragée de la courte lame pour la première fois.

Il ne s’était alors rien passé. Rien. R.A.S, comme disaient ses officiers. Mais ses officiers étaient déjà morts à ce moment, piétinés par la charge de la troupe de pillards Alwegs qui avaient attaqué leur caravane de ravitaillement. Morts d'ailleurs comme ces pillards lorsqu’un des leurs se retourna contre ses compagnons d’armes lorsqu’il fut frappé dans le dos ; il n’eut pas été difficile de deviner qu’il maniait une Arme-dieu tant il faisait sauter les têtes des traîtres qui lui enviaient son Arme avec dextérité… Traîtres un peu trop pressés pour cette volte-face pour ne pas subir en retour le feu nourri des arbalétriers Vorozions de la caravane.

L’épée avait fini sa course à travers les morts jusqu’à ses pieds, et il avait machinalement saisi le manche pour la brandir face aux survivants de son unité, heureux de sa prise de guerre ; s’en fut trop pour eux qui s’égaillèrent à travers bois, craignant pour leur vie. Un seul resta sur place, réarmant frénétiquement son arbalète ; Vélicius lui avait demandé, incrédule : «Tu ne vas quand même pas me tirer dessus !? ». L’arbalétrier avait dû prendre cela pour une menace, et dans la précipitation avait relâché l’arc horizontal pour se clouer le pied. Tentant de se jeter sur Vélicius pour le frapper de son arbalète, son jeune compagnon de route avait dû se défendre et l’estocade était partie instinctivement…
Il avait dû fuir rapidement en entendant les convois suivants arriver, après être resté en catatonie devant le corps de feu son compagnon de voyage durant plusieurs minutes… Fuir à travers champs pour échapper à la justice de son peuple s’il était retrouvé.


___


« -Hhhaaa, mais tu parles !!
-…imbécile de Porteur, bleusaille de Vorozion, peuple à la con ! Bien sûr que j’parle ! Quand les Porteurs disent qu’ils entendent les désirs et volontés des Armes-dieux, c’est pas des tarés ! C’est juste qu’on parle ! Dans leur tête, c’est nous ! Bon, sauf un Gadhar que j’ai connu, mais là c’est compliqué… »
Le son diminua à mesure que Vélicius laissait retomber sa main, maintenant moite. Il se ressaisit et avança de nouveau les doigts, son subtil esprit de Vorozion ayant comprit la corrélation entre le volume de la voix intérieure et la proximité de la main.

« …et donc voilà c’que j’foutais là. Mais j’ai rien contre les tiens, ça me va. On fera avec. Tant qu’on peut ramasser les pièces d’armurerie que votre chariot a semé quand les ânes se sont emballés ; parce que j’ai besoin de ce matos, tu comprends, hein ? Putain c’est le reste de la bande qui va être surpris quand j’vais pas rentrer avec le même chef de guerre.
-Je ne suis pas chef de guerre.» Vélicius avait répondu machinalement, d’un timbre détaché ; il réalisait dans quelle galère il était fourré.
« T’inquiète pas, faut dire : Je suis pas encore chef de guerre ; mais les autres Alwegs vont t’adorer, tu penses, avec ton … charisme…et, heu…
-Je ne veux pas rejoindre une bande d’ignares Alwegs. »
La voix télépathique de l’Arme-dieu se fit plus forte, comme pour vaincre l’appréhension de Vélicius :
« -Tu vas devoir t’y faire, mon gars ; parce que maintenant, vu que tu peux pas retourner chez toi pour cause de désertion, par° 3 alinéa VII du code militaire Vorozion : t’es un Alweg pour ton peuple. »

Vélicius se sentit découragé ; en effet, pour la loi de son peuple il était un apatride maintenant qu’il avait déserté. Quand bien même il était de bonne foi dans ses explications, les lois Vorozionnes auraient tenu à se voir fournir témoins et preuves de ses allégations. Les témoins étaient morts. La preuve lui parlait dans sa tête.
« -Pourquoi ne m’as-tu pas parlé avant ? Et quand je suis rentré dans cette ville ? Quand le barbare chevelu m’a couru après pour te voler, pourquoi n’as-tu pas fais usage de tes pouvoirs, ô dieu ?
-Dis donc, déjà tu baisse le ton ; je sens que tu t’agites, c’est pas bon pour toi. Ensuite… j’étais comme ... mort. »

Les dieux peuvent mourir ? Il rejeta rapidement cette question, ainsi que d’autres pour se concentrer sur l’instant présent. Et le monologue de son dieu.
« -Et donc comme j’te disais tout à l’heure, on rembarque le matos, et on retourne…
-Non, je dois rejoindre mes premiers officiers ; il faut leur apporter armes et protections…
-…pour défendre le port de Reyskaya, oui, je sais, on y va. Sauf qu’on attaque.
-Qqquuoi !? Maaiis non, je peux pas les trahir, je suis Vorozion, c’est immoral, et…
-T’es plus Vorozion : T’es Alweg ; t’es Porteur : tu fais ce que tu veux.
-Ce que tu veux, tu entends par là.
-Alors on commence pas les remontrances tout de suite, si tu permets ; on verra après : Y’a des tas de fidèles mercenaires qui attendent nos ordres. Je m’occupe de toi après, t’inquiètes. Tu souhaites rien ? Grâce à moi, dis-toi que tu pourras obtenir ce que tu veux… y’a bien un ou deux trucs qui t’ont toujours tenté, quand même, hein ? »

Vélicius passa l’épée courte à sa ceinture et jeta un regard circulaire dans la ruelle ; il n’intimida qu’un vieux cabot passant par là. Il lui fallait savoir dans quelle cité il avait échoué après cette course effrénée à travers champs…
Obtenir tout ce qu’il voulait… Il repensa à la misère crasse de sa mère ; et à l’officier Vorozion en poste à Reyskaya, dont il était le bâtard…

L’Arme-dieu pouffa de rire dans sa tête :
« -T’as pas plus d’imagination ? Faudra qu’j’t’emmène chez les Batranobans un jour, tu verras, ils sont plus ingénieux…
-Tu peux lire dans mes pensées ? Bon… Au fait, as-tu un nom ?
-Warlord.
-Ha. Moi, c’est…
-Vélicius, oui, je sais ; je lis dans…
-…mes pensées ; c’est noté. Alors quel est le… ton plan ?
-D’abord on va retrouver le gros barbare de tout à l’heure ; c’était un Piorad, ils ont l’habitude de voyager : on lui demandera où nous sommes précisément par rapport à Reyskaya. T’inquiète, je veillerai à ce qu’il ne te tue pas ; au contraire, va falloir commencer à se faire respecter. »

Vélicius sentit son estomac se nouer en repensant à la musculature du géant blond. Puis il sentit une force nouvelle gagner ses membres et un regain de confiance inédit alors qu’il se dirigeait dans ces venelles, sous les conseils de Warlord sur les propos diplomatiques à tenir au barbare… Et les estocades à lui coller au travers de la gueule s’il ne l’écoutait pas.


Porteur d’Arme… C’est sa mère qu’allait être surprise !
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